
Le vendredi 1er Juin dernier a eu lieu la première édition de la soirée évènement AperoTIC à La Maison de l’Afrique, au 7 Rue des Carmes. Cette soirée avait donc pour objectif d’être, non seulement le lancement de l’association AFREECATIC mais aussi un moment d’échanges et de partage sur l’innovation technologique en Afrique.
A cette occasion, une cinquantaine de personnes étaient présentes dont nos intervenants Jean-Patrick EHOUMAN, fondateur de Akendewa et Joël NLEPE, fondateur de 24Labs, deux entrepreneurs africains ainsi que des personnes intéressées par l’Afrique, des étudiants, des professionnels de domaines technologiques ainsi que des entrepreneurs.
Le programme de la soirée portait sur deux actes : un partage d’expériences par nos intervenants puis un échange sur la question des enjeux et des moyens à développer pour favoriser l’usage des technologies en Afrique, tout cela autour d’un verre et grignotages de mets africains dans la logique d’un apéro.
Ainsi, la présidente a donné le la par un discours axé sur la présentation de l’association, nos activités, notre vision et objectifs visés notamment ceux de l’aperoTIC.
#aperoTIC ça a commencé. La presidente @Nenschka fait l’intro
— bataba got’liebe (@liebeBAT) Juin 1, 2012
Cette ouverture a permis à nos intervenants d’enchainer sur le vif du sujet par une présentation de leurs activités, leurs projets. A travers leurs discours spécifiques mais qui se complètent, Jean-Patrick et Joël sont intervenus sur l’état des lieux actuel du développement des TIC et nous ont décrit les conditions et processus favorisant son essor.

Selon Jean-Patrick EHOUMAN, à l’heure de la révolution numérique, la croissance économique et socio-politique passe par le développement de contenus. D’après les statistiques de 2010, le contenu africain en ligne représente moins de 10% du contenu global et les sources de contenus en Afrique sont limitées aux médias étrangers et aux réseaux sociaux. Partant de ce constat, du contenu créé par et pour les africains est primordial. Les enjeux de la production de contenu sont abordés dans cet article de Jean-Patrick « Nous manquons de l’essentiel : le contenu ».
Jean-Patrick E. a également évoqué le fait que le développement et la croissance de certains pays n’implique pas nécessairement un fort taux d’utilisation d’Internet et des nouvelles technologies.
L’Afrique du Sud,pourtant + développée a un pourcentage de personnes utilisant #Internet moins élevé que le Nigeria – @jpehouman#aperoTIC
— Amah Abaglo (@aabaglo) Juin 1, 2012
Joël NLEPE a une autre position qu’est le développement du tissu industriel. Selon les analystes, la croissance en Afrique dans les prochaines années sera de 5% à 6%, loin des perspectives actuelles en Europe. Pourtant aujourd’hui, on constate une réelle absence d’infrastructures et de marché industriel dynamique en Afrique. Cela maintient la dépendance des pays africains et freine les activités de transformation des produits.
Il faut un tissu productif pour lancer l’activité économique en Afrique. Il faut donc lancer l’industrie -@etumnamboa #aperoTIC
— AfreecaTIC (@afreecaTIC) Juin 1, 2012
De plus, d’après Joël N., l’innovation doit être globale, dans tous les ressorts de la société: commerce, santé, éducation, énergie. L’Afrique a notamment besoin de développer son secteur agricole et doit s’appuyer davantage sur les technologies.
Des questions de la part des participants ont suivi pour approfondir les sujets. Puis, vers 20h30 a débuté le moment de discussion avec des regroupements en cercles d’échanges, mixant débats sur les secteurs sociaux économiques de nos pays et les innovations que les TIC ont pu y apporter, et dégustations de bons mets africains.
Lors de la phase de débriefing après les discussions, les deux intervenants ont rappelé que la diaspora a un rôle important à jouer mais se doit de bien connaître les réalités du terrain, de sortir des préjugés et de s’adapter au contexte local qui est différent d’un pays africain à l’autre. Ainsi, la diaspora doit, après étude et confrontation à la réalité du terrain, se préparer à travailler, s’il le faut, dans d’autres domaines et d’autres pays que le sien.
Pour aller investir en Afrique, ne pensez pas qu’on vous attend . @jpehouman #aperoTIC
— AfreecaTIC (@afreecaTIC) Juin 1, 2012
Vous pouvez également lire sur ce sujet, cet article destiné à ceux qui souhaitent entreprendre en Afrique « 18 recommandations à la diaspora qui souhaite entreprendre dans les technologies en Afrique ».
Les deux intervenants ont conclu sur les différents usages et innovations technologiques qui boostent le continent, tels que Ushahidi, ou encore M-pesa et bien d’autres.
Une fois l’événement officiel terminé, la soirée s’est poursuivie sur une terrasse jusqu’à minuit avec des discussions libres et des dégustations d’alokos autour des deux intervenants.

Vous retrouverez quelques photos de l’événement aux liens ci-dessous:
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A très bientôt!!
suis fier de vous les gars; et clin d’œil a néné pour l’initiative! courage à vous!
Merci pour cet encouragement!
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